... en Nouvelle-Orléans

Nous avons entrepris une escapade en Nouvelle-Orléans alors que la ville faisait foi de lieu de départ d’une croisière en mer des Caraïbes. Quel beau prétexte pour profiter de ce haut lieu de bon temps dont leurs visiteurs en reviennent toujours emballés. Ainsi, comme dit le dicton là-bas : «Let the good times roll».

Nous sommes débarqués à l’aéroport Louis Armstrong vers 20 heures 30 d’où nous avons pris un taxi qui nous a menés au Mariott Courtyard, hôtel situé dans le Central Business District à deux pas du port où nous devions monter à bord du Carnaval Conquest. Comme à l’habitude, en quelques minutes, nous avions déposés nos bagages et nous nous engagions dans les rues de notre nouvelle destination. Nous voulions principalement vivre Boubon Street à l’heure du samedi soir, s’imprégner de ce à quoi la Nouvelle-Orléans fait sa réputation.

Nécessitant que d’une quinzaine de minutes de marche, nous nous sommes engagés sur Bourbon Street à partir de Canal Street. Nous sommes tombés de plein fouet dans une ambiance de fête folle. La rue nous est apparue bondée de badauds en fête, la musique des différents bars s’entremêlant au même titre que les odeurs. Les balcons des bars ainsi que des autres immeubles, où on loue des balcons, étaient bondés de gens festifs qui lançaient aux passants des colliers de couleurs à qui offraient leurs meilleures prestations. Certains y allaient de cris et de danse, certaines femmes, moins pudiques, allaient jusqu’à lever leur chandail afin d’exhiber leur seins provoquant une pluie de collier et de cris d’hystérie. À plusieurs occasions, on a pu croiser plusieurs personnages colorés habillés de façon extravagante ou d’autres, simplement vêtus à leur plus simple expression. Dans les bars où nous sommes arrêtés, les employés comme les clients discutaient avec nous comme si nous vivions là depuis l’éternité. Un des serveurs, un français d’origine, nous a même expliqué que malgré l’achalandage impressionnant, la soirée était relativement tranquille comparativement à la période du Mardi Gras où la foule est démesurées. Nous avons pris environ quatre heures à déambuler ainsi sur Bourbon Street, mêlés à cette foule bigarrée et ce sur moins d’un kilomètre avant de revenir à notre chambre, excités d’avoir vécu le «Saturday night on Bourbon».

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Dimanche 19 mai. Une fois levés et le petit déjeuner avalé à l’hôtel, nous nous sommes dirigés vers Riverwalk Marketplace, qui est pour nous, un centre d’achat sans grand intérêt. Par contre, de là, nous avons pu avoir accès aux rives de la rivière Mississipi. Nous avons donc longés le court d’eau et passé par le parc Woldenberg.Ce parc est là où étaient situés les anciens quais de la marine marchande pour la région. De là, on peut y observer les bateaux à vapeur. Nous nous sommes rendus ainsi jusqu’au Café du Monde situé juste en face du l’historique Jackson Square, nommé au 18ième siècle, la «Place d’Armes» et renommé par la suite en l’honneur d’Andrew Jackson, considéré comme un héro de la guerre de Nouvelle-Orléans et 7ième président des États-Unis. L’intention de nous rendre jusqu’au célèbre café était bien d’y consommer ce liquide qui porte si bien son nom mais surtout de l’accompagner de leur réputés beignets. Malheureusement, la file d’attente était tellement longue et ce, autant pour la consommation sur place que pour le service à apporter que nous avons abandonné ce projet et avons pris le chemin du retour puisque nous avions un bateau à prendre.

Nous avons ainsi quitté la Nouvelle-Orléans pour notre croisière et sommes revenus une semaine plus tard, impatients de revisiter cette magnifique place si populaire aux yeux de tous.

Accostage en Nouvelle Orléans le dimanche matin 26 mai. À notre sortie du bateau, nous avons pris un taxi qui nous a conduit cette fois au «Inn on St-Ann», sur la rue du même nom, en plein Quartier français. Comme nous y étions très tôt, nous ne pouvions faire notre enregistrement. Nous avons donc laissé nos bagages en consigne et sommes parti, comme nous l’avions déjà planifié, quadriller ce quartier si renommé. Tout de suite, il nous était possible de constater la richesse architecturale du lieu avec ses maisons de style Créole cottage (maisons colorées en bois d’un-demi étage) et American Townhouse (immeubles de 2 étages avec balcon sur la façade).

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Nous nous sommes donc engagés sur St Ann street jusqu’au Armonstrong park. Inutile de mentionner que ce parc a été nommé à la mémoire de ce très illustre Louis Armstrong, trompettiste et chanteur unique en son genre. De là, nous nous sommes rendu jusqu’à l’extrémité nord-est du quartier et de là l’avons investis afin de découvrir ses multiples recoins. Nous avons pu observer les différents styles architecturaux tels que ceux mentionné plus tôt en plus des Créole touwnhouses, des American Cottages, des Shotgun house ainsi que des Greek revival houses. Cette balade nous a conduit jusqu’au French Market, marché historique qui existe depuis 1791. On y retrouve principalement le Bazaar Market, le Butchers’ Market, le Cuisine Market, le Vegetable Market, le Farmers’ Market Sheds et le Dutch Alley, plazza piétonne accueillant les artistes qui travaillent et vivent dans la région côtière du golf. Nous en avons visité une partie avant de nous ré-engouffrer dans les rues. Nous nous sommes arrêtés prendre un café sur la terrasse du Café Amélie, nommé en mémoire de la mère d’Alice de Monaco, première princesse de Monaco américaine. Le café est la maison où Amélie vécu au milieu des années 1800. Juste en face, se trouve un très joli hôtel-boutique «The Cornstalk», maison historique du début des années 1800, habitée par le juge François-Xavier Martin, natif de Marseille. Son nom relève de sa clôture fait de fer forgé ornée de maïs. Nous avons poursuivi notre route à travers les multiples touristes et locaux s’arrêtant ici et là dans des boutiques notamment au «Maskarade», boutique de masques avec de très beaux produits locaux et le «Voodoo Autentica», centre culturel où l’on peut acheter des poupées Voodoo de différentes utilités, de l’huile et où l’on peut demander une session Voodoo.

Notre chemin nous a conduit ensuite vers le Jackson square et la St-Louis Cathedral, la plus ancienne cathédrale continuellement en activité aux États-Unis. Nommée également la Basilique St-Louis-roi-de-France, elle a été fondée en 1718. Ce doit être ici que l’on retrouve la plus grande concentration de diseuse de bonne aventure, tireuses de tarot et autres personnages qui lisent les lignes de la main. S’y mêlent musiciens de rue et flâneurs.

Comme la faim se faisait sentir, nous avons donc rebroussé chemin afin de nous rendre dans un restaurant recommandé par un résident de la place, le COOP’s. Après une attente de 45 minutes nous avons pu prendre place à l’intérieur. Malgré un après-midi qui débute à peine, l’ambiance ressemble déjà à celle d’un bar de fin de soirée. On nous installera au comptoir où on nous servira un Gumbo aux fruits de mer, des crevettes créoles, une Jambalaya de lapin et saucisse, des fèves rouges et du riz ainsi que du poulet frit cajun, tous des mets typiques de l’endroit.

Plus la journée avance et plus les activités de rue se multiplient. On croise des personnages déguisés, certains chanteurs ou musiciens, seuls ou en groupe, s’exhibent sur la rue. L’ambiance et joviale et décontractée. Nous reprenons Royal street et Boubon street jusqu’au Musical Legends Park, petite place extérieure où l’on peut prendre un verre ou un café tout en profitant gratuitement d’un groupe jazz qui s’exhibe sur place. Au moment de notre passage le Mark Wayne Jazz Bands performait. Cette formation compte dans ses rangs un batteur, un contrebassiste et un trompettiste-chanteur. Quoi de plus agréable que de prendre une pose sur une petite terrasse en écoutant cette musique qui vient directement du ciel. À notre sortie, nous sommes à l’heure du diner, nous reprendrons donc rue jusqu’au restaurant Père Antoine. Sur place, on me servira une des spécialités de la maison, le Catfish Antoine (poisson chat servie avec une sauce aux écrevisses) et pour ma douce moitié le Cajun Popcorn (mini-crevettes pannées). Alors que nous sommes attablés, nous serons témoins d’une procession particulière : un mariage précédé d’une fanfare composée d’un trombone, d’une trompette, d’un tuba et d’un tambour. Derrière suivent les mariés dans leurs apparats et leurs invités qui célèbrent tout en déambulant dans la rue. Le spectacle est un ne peut plus … amusant. Nous serons, à notre sortie du restaurant, une fois de plus témoin de ce spectacle cocasse. Il est évident, à voir ces néo-orléanais qu’ils ont l’esprit à la fête. Nous finirons enfin la soirée sur la terrasse devant le Jackson square et la St-Louis Cathedral tous deux éclairés pour bien les mettre en valeur avec les calèches, positionnées juste devant, espérant des touristes exténués de leur journée ou qui on simplement le goût de se faire décrire la ville.

En ce lundi 20, ce sera maintenant la journée vouée principalement au bayou. La veille, nous nous sommes arrêtés quelques minutes afin de trouver une excursion qui répondrait le plus possible à mes attentes. Sachant que toutes les excursions sont très….commerciales, mes attentes n’étaient pas bien hautes, disons le ainsi! Quoiqu’il en soit, vers 08 heures 30 une wagonnette passait tout près de notre hôtel pour nous conduire dans le «Jean Lafitte National Historical Park and Preserve». De la nous sommes monté dans un «air boat», sorte de chaloupe à fond plat propulsée par une énorme hélice. On nous a conduits dans différents canaux où l’on a pu observer quelques alligators dans leur milieu naturel, principale raison de notre présence sur les lieux. Comme de raison, le tout est agrémenté, pour qui veux bien, d’une session où l’on peut tenir un petit alligator, emporté spécialement pour le bon plaisir de ces chers passagers. Comme prévu nous reviendrons avec le sentiment d’avoir vu un peu de ce que les bayous peuvent nous réserver et ce, à seulement une petite demie heure de la ville.

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À notre retour, nous nous ferons déposer sur Canal Street, et prendrons le tramway sur St-Charles Street jusque dans le Garden District. Le secteur est agréable et calme. Les touristes se font plus rares, l’architecture est jolie, ses maisons d’époque étant évidemment plus récentes et plus cossues que dans le French Quarter. Malgré cette comparaison, les maisons du French Quarter demeurent, pour nous, plus typées. Le tramway sur St-Charles circule sur un terre-plein central ce qui le met particulièrement en valeur. Ne sachant trop où s’arrêter, nous suivrons un groupe qui débarquera à la hauteur de Washington avenue. Curieux de voir où ces gens se rendent, nous nous retrouverons au Cimetière Lafayette no. 1. Flâner dans ce cimetière historique nous a permis d’avoir un aperçus de l’évolution de la Nouvelle Orléans avec ses pierres tombales qui remontent jusque dans les années 1700. Plusieurs des pierres tombales, évoquent la période de la fièvre jaune et on y constate que plusieurs y accueillent des enfants qui n’ont même pas passés le cap de leur second anniversaire. Après quelques minutes passées dans ce lieu de calme et de paix, nous avons repris le chemin du «Vieux quartier».

Une fois de retour, nous nous arrêterons une fois de plus au Musical Legends Park écouter un peu de jazz en sirotant une bonne bière. Pour ces dernières heures passées dans cette charmante ville, nous dinerons au Gumbo Shop, cette fois-ci, une place recommandée par des touristes habitués. En effet, il s’agit d’une bonne place et les pâtes recommandées par le serveur seront tout à fait délectables. Nous finirons par un café et un beignet au Café du Monde avant de revenir à notre hôtel ce qui conclura notre escapade en Nouvelle Orléans.

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