... en Afrique : du Serengeti à l'île de Zanzibar

Ce plan a débuté il y a déjà plusieurs années. Mais, au fil des ans, plusieurs différents projets se sont mis au travers de son chemin, que ce soit celui qui nous a conduits au Népal et en Inde, en passant par celui qui nous a entraînés en Chine. Et c’est ainsi que nous nous retrouvons… finalement à l’automne 2017 en Tanzanie avec ce safari tant attendu.

Nous voilà donc, en ce 5 octobre 2017 dans l’avion qui nous transporte à Amsterdam. 5 h 45 de vol suivit d’une escale de 5 h où s’enchaîne un autre 7 h 45 d’avion qui lui, nous amène à Nairobi au Kenya. Ici, on se claque une escale de 10 h 30 où l’on va dormir sur des bancs de l’aéroport. Le lendemain, nous prendrons un vol qui nous mènera, cette fois-ci, à Dar es Salam. Ce vol qui nous fera passer au-dessus de l’emblématique montagne du Kilimanjaro dont son sommet, le pic Uhuru, culmine à 5 891,8 m d’altitude ce qui constitue le point dominant de l’Afrique. Dar es Salam sera notre dernière escale avant le vol final qui nous dépose… enfin, à Arusha. Comme on dit, il n’est pas trop tôt !

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Du tout petit aéroport, un préposé de l’hôtel nous conduira à notre premier gîte, l’Ahadi Lodge. Quel soulagement ! Nous sommes enfin parvenus à destination. L’accueil est tout à fait charmant. En moins de deux, on nous guide à notre chambre. Enfin, enfin, enfin ! Après 42 heures passées depuis notre départ de Montréal, 3 escales d’une moyenne de 5 h et 7 h de décalage nous voici arrivés.

Dans un premier temps, nous nous délestons de nos effets, préparons nos vêtements pour le lendemain et allons faire une courte baignade à la piscine. Avant tout, une petite lessive à la main s’impose. Une des employées du lodge se chargera par la suite de les étendre et les faire sécher sur un arbuste. Quelle gentillesse ! Après avoir pris un moment pour décanter, nous nous paierons une bonne bière Serengeti, histoire de « goûter local ». Ensuite, ce sera le dîner. C’est particulièrement étonnant de voir que nous sommes les seuls au lodge qui, fait en passant, est très bien. Nous sommes à la fois seuls à l’intérieur et isolés de l’extérieur par des murs qui doivent avoir environ trois mètres de hauteur. J’ai l’impression que ça craint un peu dans le secteur. De toute façon, nous ne sommes pas du tout en état pour aller nous balader. Nous irons plutôt dîner tout doucement avant de retourner à la chambre pour un dodo qui est, tout compte fait, spécialement mérité.

Safari Jour 1

Comme convenu, Joël, notre guide assigné par l’agence Corto Safari, vient nous prendre directement au lodge. Il nous accompagnera pour la prochaine semaine. Il débute par nous informer sur ce qui nous attend avant d’entreprendre la route qui nous conduit vers le parc national du Lac Manyara. Deux heures nous séparent de notre destination. Un arrêt à l’entrée du parc est nécessaire histoire de nous inscrire et nous passons le reste de la journée à longer l’escarpement qui délimite la vallée du Rift et le bord du lac. Dans les faits, la vallée du Rift demeure une série de structures tectoniques et de volcans qui divise la corne de l’Afrique en 2. Quant au Lac Manyara, il s’agit d’une vaste étendue d’eau alcaline aux dégradés bleu et blanc provoqués par l’évaporation de l’eau en période de grande sécheresse. En roulant dans les sentiers, nos premiers hôtes figurent les babouins, les singes bleus ainsi que les éléphants et les impalas.

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Plus tard, nous croisons des girafes, des zèbres, des gnous, des cobs et ici je me permets d’en passer quelques-uns que je connais moins. Nous terminons ce premier safari par le bassin aux hippopotames et les flamands roses (qui n’apparaissent pas si roses finalement). Joël nous conduit ensuite à notre gîte, l’Oremiti Lodge, situé sur des terres Massaï. Le peuple Massaï est une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades. On les reconnaît particulièrement à leur costume : une couverture entrecroisée souvent rouge. Ils habitent dans des maisons ovales faites de bouse de vache et de boue. L’ensemble de ces maisons sont protégées par des branches épineuses. Nous nous installons donc à l’Oremiti Lodge pour 2 nuitées. On se précipitera ensuite à la piscine et nous commanderons une bière en observant le coucher du soleil sur le Lac Manyara qui s’étend au loin. Le dîner se prendra en couple, sous une hutte juste à nous. Après le repas, nous regagnerons notre bungalow, accompagnés par un massaï. L’escorte demeure nécessaire, car nous restons toujours sujets à croiser des bêtes sauvages comme des hyènes, par exemple.

Safari Jour 2

Lever tôt, petit déjeuner et départ. Une heure de route nous sépare de l’entrée du Parc national de Tarangire. Une fois à l’accueil, Joël s’affaire à se procurer les autorisations nécessaires afin de pouvoir y circuler et, de notre côté, nous nous rendrons nous inscrire comme il est de mise dans chacun des dits parc. De là, nous entreprenons notre journée. Nous roulerons un temps avant d’arriver à une étendue d’eau où un troupeau de gnous et de zèbres sont venus s’abreuver. C’est marquant : cette nervosité des animaux « gérée avec calme », ce « bruit » du va-et-vient qui se produit « en silence ». On restera là à les observer un petit moment. Des impalas viennent ensuite se joindre à eux ainsi que quelques phacochères. On peut également scruter quelques oiseaux, dont ce répugnant marabout qui longe la berge.

On poursuit ainsi, fascinés par le paysage et les baobabs qui se multiplient aux kilomètres parcourus. Là, nous atteignons une rivière desséchée où sont rassemblés plus d’une vingtaine d’éléphants qui creusent le sable afin de se procurer un peu d’eau. Nous continuons ensuite, croisant ici et là des gazelles, des antilopes, des impalas, des girafes, des élands, des buffles.

Nous aurons par la suite le privilège d’observer ce que je vais considérer comme le spectacle du séjour : la chasse au gnou : La scène commence tout doucement. Une famille de lions se repose à l’ombre juste à notre droite. Un groupe de gnous et de zèbres surgissent au sommet d’une colline tous à notre gauche. Ils viennent s’abreuver au pied de l’élévation où coule une rivière. Les lions deviennent subitement attentifs. Les bêtes commencent leur descente. Une des lionnes se dresse et se rapproche doucement, le dos bien cambré. Soudainement, des babouins à proximité, voyant la lionne, se mettront à aboyer dans le but d’alerter le troupeau. Leurs cris impressionnent ! Les animaux se précipiteront au haut de l’escarpement d’où ils tenteront de localiser la bête. Mais la lionne, avec calme, s’étendra dans le fourrage jaune dans lequel elle se fond parfaitement et attendra que la meute redescende. Au retour du troupeau, la lionne se lève, se rapproche de plus en plus et à près d’une centaine de mètres d’eux, s’élance pour l’atteindre. Ce sera de nouveau les cris des babouins, mais, cette fois-ci, il sera trop tard et un gnou en paiera de sa vie. Ce spectacle aura été absolument fascinant.

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Nous restons là quelques minutes avant de changer de position et aller regarder le résultat de la chasse, mais ce coup-ci avec une vue en plongée. Nous nous mettons ensuite en direction du « Matete pique-nique site » pour aller prendre une bouchée. Nous effectuerons un arrêt d’environ une heure avant de continuer notre périple dans le Tarangire.

Sur notre trajet, nous poursuivons l’observation des éléphants, des gnous, des zèbres et des girafes. Nous avons particulièrement l’opportunité de contempler quelques oiseaux propres à la région. On verra notamment un bateleur des savanes (un genre d’aigle africain), un pygargue vocifère ( aussi une sorte d’aigle pêcheur d’Afrique) et des vautours en train de dévorer un buffle.

Nous revenons ensuite vers la sortie du parc et vers notre gîte. De retour à l’Oremiti Lodge nous allons ranger nos choses et sans perdre trop de temps, encore une fois, nous nous rendons à la piscine, histoire de se faire une petite baignade qui fera immensément de bien. Naturellement, on fera une trempette avec une bonne bière locale, de quoi prendre bien soin de nous. On aura ce moment de relaxation à observer le très beau coucher de soleil. Le dîner se fait comme la veille, tout doucement sous notre hutte privée.

Safari Jour 3

Lever à 5 h 15. On refait nos bagages puisque cette fois, nous passerons une partie de la journée dans le cratère du Ngorongoro avant de nous diriger à notre campement dans le parc du Serengeti. L’ascension est importante une fois franchi le village de Mto wa Mbu. Nous atteignons ensuite de 969 mètres d’altitude à 1763 mètres où se trouve l’entrée qui nous donne accès au lieu. De là, on se rend par la suite au belvédère qui nous donne un point de vue sur le Ngorongoro. La vue est simplement spectaculaire. Cet arrêt va nous offrir l’opportunité « d’observer » à très très grande distance notre premier rhinocéros. On fait alors un bout de route le long de la crête avant d’arriver au passage qui nous permet d’entreprendre notre descente au creux du cratère. La température est superbe et on a la chance d’apercevoir, une fois de plus, plusieurs espèces d’animaux du buffle au phacochère, du zèbre au gnou ainsi que les autruches, impalas et hippopotames. Ceci nous amène au Ngoitokitok Picnic Area pour le lunch. Le site se trouve sur le bord d’un lac où tous les 4x4 se retrouvent et où nous sommes autorisés à sortir du véhicule. Le repas de midi passé, nous reprenons la direction du sommet de la caldeira et vers les étendues du Serengeti.

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Le trajet est long et particulièrement mauvais. Nous passons par des plaines arides dont une partie se fait à travers une tempête de sable, moment qui sera spécialement impressionnant. On a beau ne pas aimer la neige, mais j’ai tout mon respect pour les gens qui vivent dans ces conditions de poussière omniprésente. Une fois sorties de ce brouillard poussiéreux, nous poursuivrons le chemin en grande partie sous la pluie. Nous arrivons finalement à l’entrée du Serengeti. Quel désarroi d’apprendre que le trajet doit s’étirer sur une autre heure ! Fort heureusement, on aura la chance pour se consoler d’observer notre premier lion mâle accompagné de sa lionne bien étendue, et ce, là juste à côté de nous, en bordure de route. Le reste demeurera de la plaine à perte de vue. Une fois arrivés au campement après pas moins de trois heures au parcours cahoteux, le chef nous accueillera avec les conseils d’usage. On nous conduit par la suite à notre tente. C’est avec un très grand soulagement que nous déballons nos effets puisqu’on s’installe pour les trois prochaines nuits. Quelques minutes suffiront pour qu’on nous amène l’eau chaude pour une douche des plus réconfortantes. Ce sera ensuite le dîner. Au menu : filet de bœuf accompagné d’une bouteille d’Africa Passion, un vin blanc d’Afrique du Sud. Le repas est servi dans une tente utilisée comme salle à manger, tente réservée uniquement pour nous deux. Après le dîner, on ne perd pas trop de temps et l’on retourne à notre chambre escortés par un « éclaireur ». Ce sera un dodo bien apprécié.

Safari Jour 4

Lever à 6 h. On a le petit déjeuner à 6 h 30. Départ pour le safari à 7 h. De toute évidence, nous nous sommes alloué trop peu de temps pour « prendre le temps ». Nous devrons rectifier le tir pour les prochains matins. Aussitôt partis, Joël communique avec ses collègues pour connaître si quelqu’un a débusqué quelque chose. Naturellement, tous parlent en swahili donc nous n’avons aucune idée sur ce qui se trame. La seule façon de savoir, c’est quand on aperçoit une accumulation de 4x4 ou quand Joël se met à rouler en trombe. Tout au cours de la journée, on va croiser plusieurs bêtes : des éléphants, des zèbres, un chacal, deux vautours juchés à la cime d’un arbre et un groupe de lions. Nous aurons un moment à les observer avant de reprendre les sentiers. Puis Joël se mettra à rouler et nous conduira jusqu’à deux guépards. On se rendra après à un kopje où l’on rejoindra une famille de lions. On poursuivra notre route à travers la savane et l’on verra notamment un duo d’autruches avant d’aller à la rencontre d’un nombre étonnant de Jeeps aux trousses d’une nouvelle famille de lions. On ira retrouver ensuite un autre attroupement de 4x4 qui ont débusqué un couple de guépards aux aguets prêts à chasser des antilopes venues s’abreuver. Malgré l’échec à leurs deux tentatives, le spectacle sera fascinant. …

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La journée se terminera avec un ciel menaçant. La masse nuageuse impressionnante qui s’avance sur la plaine nous laisse croire au pire. Malgré cet air intimidant, le tout se limitera à une petite pluie. Nous reviendrons ensuite au site et reprendrons la routine du soir.

Safari Jour 5

Lever à 5 h 45. Le petit déjeuner, le départ et l’ensemble de la journée sont comparables à la veille. On quitte le campement doucement en repérant différents animaux ici et là jusqu’à ce que Joël accélère et nous conduise rapidement à un léopard que nous n’avions pas encore eu l’opportunité d’observer. D’apercevoir cette quantité impressionnante de 4x4 épier la bête et la talonner est presque gênant. Mais, on doit l’avouer, il semble n’en avoir rien à cirer de notre présence. C’est comme si nous n’existions pas. Ainsi, nous le traquerons un bon bout de temps. On l’observera traverser des broussailles occupées par des impalas. Alors qu’on le croyait s’apprêter à les chasser, il passera plutôt devant eux sans même détourner la tête. On finira par le perdre de vue dans les hautes herbes. Nous quittons donc ce lieu et nous nous rendons à proximité d’un couple de lions où nous avons l’opportunité d’être témoins de… comment dire ? … leurs « ébats » ?

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Plus loin, on va observer un crocodile et des hippopotames avant de retrouver une grande famille de lions regroupés autour d’une carcasse d’animal. Les hyènes les entourent. C’est fascinant de les regarder se conduire. Impressionnant de voir la dynamique comportementale de ces bêtes tout près qui ne demande qu’à leur dérober leur butin. Une fois que les hyènes auront capitulé, on reprendra les sentiers à la recherche du prochain spectacle.

La journée s’étirera ainsi jusqu’en fin d’après-midi, jusqu’à ce que le temps apparaisse aussi menaçant que la veille. De retour au campement, on partagera l’apéro à la tente voisine occupée par un groupe avant de rejoindre la nôtre pour le dîner.

Safari Jour 6

Lever à 5 h 45. On prend le petit déjeuner à 6 h 30. La journée débute à 7 h 30. Du coup, on chargera aussi nos valises puisque c’est le retour au Lac Manyara. Ce sera un safari en matinée (comme si c’était une surprise !). Au menu : hyènes, girafes, hippopotames. Sur la route qui conduit à l’entrée du parc, nous croiserons des lionceaux montés dans un arbre. On ne s’y attardera pas trop, car tout juste un peu plus loin un guépard nous apparaît avec son tout petit. Nous prendrons un moment à les observer avant de poursuivre le chemin vers la sortie de la réserve. Nous terminerons ces quelques jours dans le Serengeti par des troupeaux de zèbres et de gnous à perte de vue. Nous luncherons à l’accueil du parc pour ensuite regagner cette route à n’en plus finir, aride et poussiéreuse qui nous sépare du Ngorongoro. Nous arriverons à l’Oremiti Lodge en fin d’après-midi totalement vannés. Nous déposerons nos valises, les préparerons pour notre départ du lendemain et irons décanter à la piscine à notre plus grand bonheur. Tout ça avec une bonne bière Serengeti pour l’un et une Kilimanjaro pour l’autre. Faut bien souligner notre dernier soir dans la brousse tanzanienne ! Il n’y a qu’un mot pour décrire notre sentiment : satisfaction. Oui, pour la satisfaction de profiter de la piscine et de la bière, mais aussi pour avoir achevé cette longue route difficile qui nous a séparés du Serengeti. Oui pour la semaine qui vient de se terminer. Une semaine très peu reposante, mais particulièrement divertissante. Heureux de l’avoir vécu, mais bien heureux de l’avoir bouclé. Nous irons finalement nous doucher avant d’aller dîner. Nous conclurons notre soirée à la chambre en visionnant quelques photos.

 

Safari Jour 7

Nous finissons notre safari vers 5 h du matin avec une énorme araignée dans la salle de bain que je devrai tuer avec la brosse de toilette. Est-ce essentiel d’annoncer que ma douce refusera d’entrer dans la pièce sans que je l’aie fait disparaitre ? Rien n’empêche que ça nécessite trois essais avant de réussir à ce qu’elle s’efface par le trou de la chiotte, hein ! Disons que le reste de la nuit va être moins détendu. Pour cette dernière, on se permet de faire la grasse matinée avec un lever à 8 h 30 puisque nous partons du gîte pour l’aéroport à 10 h 30. Nous prenons le petit déjeuner « pole pole », terme qui signifie « doucement, doucement » en Tanzanien. On tuera le temps pour le reste. Nous quittons donc le lodge à l’heure prévue. Il nous en met 2 heures pour nous rendre à l’aérodrome d’Arusha. On passe rapidement la douane et attendons un moment pour l’embarquement. Nous nous envolerons d’ailleurs avec 30 minutes d’avance dans un petit avion à 12 places, un pilote et une hélice. 1 h 30 va nous séparer de l'île de Zanzibar. En deux temps et trois mouvements, nous sortons de l’aérogare et attrapons un taxi qui nous conduira à notre futur hébergement : le White Sands beach and spa. Cette fois-ci, on se paie une gâterie pour la semaine plus difficile qu’on vient de terminer. C’est maintenant la vie des gens riches et célèbres qui nous attend. On prend pied ici pour les 4 prochains jours. L’endroit est magnifique avec seulement 11 villas qui transpirent le calme et la sérénité.

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Zanzibar

Pourquoi Zanzibar ? Parce que c’est une très belle combinaison entre aventure et plage. Aussi, parce que c’est une place réputée à proximité. Et toutes que des étendues de sable à part ça ! Donc, pendant les 4 prochains jours notre vie se résumera à faire la grasse matinée, à prendre le petit déjeuner « pole pole » au son de musique lounge détente et à s’étaler sur la plage. On n’aura qu’à attendre que le temps défile, qu’à marcher sur la berge blanche qui s’étend à perte de vue, quel que soit le côté où l’on regarde. On n’aura qu’à dîner avant d’aller s’endormir.

L’eau de la mer est fabuleuse par sa couleur turquoise… absolue. On voit plus de vendeurs itinérants déguisés en massai que de touristes. C’est vraiment le calme plat. Le site de l’hôtel est magnifique, décoré avec soins. Les plantes sont superbes aux teintes roses, blanches, oranges, rouges, jaunes.

À notre 3e matin, quelle est notre surprise d’apercevoir le rivage qui, paraît-il, dû a l’influence de la lune, a pris ses aises et s’est étendu sur plusieurs centaines de mètres… de profondeur. Et oui, je dis bien sûr plusieurs centaines de mètres. Comme c’est lundi, plusieurs résidents travaillent à cueillir les moules ou à pêcher. C’est assez particulier d’observer ces gens marcher sur les eaux aussi loin.

Lors d’une de nos promenades sur la plage du côté de Jambiani nous en profitons pour aller luncher à The Stone Culture Restaurant, un boui-boui typique de la place. Cette charmante place ne possède que quatre tables bien campées dans le sable. On y déguste des fruits de mer les 2 pieds dans ce sable fin. C’est la surprise, à notre sortie, par la marée qui a remonté sur la côte et qui nous forcera à marcher dans l’eau jusqu’aux genoux.

Après nos quatre dodos sur le bord de l’océan, nous mettrons un terme à notre voyage en Afrique par une visite de la ville de Stone Town.

Nous quittons donc les sables blancs de la plage de Paje vers 12 h. Une heure de route nous amènera à l’hôtel Maru Maru. C’est un établissement charmant et l’accueil particulièrement sympathique. Cet homme à grosse moustache d’une très grande gentillesse dont on ne saura jamais le nom nous sert de guide hôtelier. Il nous conduira à notre chambre et nous indiquera les quelques modalités spécifiques. Une fois que nous avons investi notre nouveau petit cocon, on fait comme à l’habitude et partons effectuer une tournée des environs pour se repérer un peu. On commence donc par le bord de l’eau qui se trouve à 2 pas. Malgré la faible distance, nous avons vite fait de constater à quel point les gens apparaissent particulièrement harcelants : Guide et babioles nous sont offerts 150 fois, et ce sans compter les multiples regards qui se posent sur nous. Disons qu’on est loin de se fondre dans la foule. Mais pas de quoi en faire un plat, nous avons toujours bien vécu l’Inde, n’est-ce pas ? Une fois le bord de l’eau délaissé, nous nous enfonçons dans le dédale de ruelles de la ville. Il ne nous en faut pas plus pour nous égarer. C’est vraiment un labyrinthe.

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Finalement, nous nous retrouvons face à notre hôtel de façon totalement involontaire ce qui correspondra par un heureux hasard à l’heure du lunch. On monte donc sur la terrasse de l’hôtel, on se paie une bonne Kilimanjaro avec un plat indien que nous partageons. Après le repas, nous flânons de nouveau dans quelques ruelles près de notre gîte avant de revenir à notre gîte et profiter un peu de la piscine. Ce sera ensuite la douche, le dîner de fruits de mer frais et délicieux accompagné d’une bouteille de vin.

Zanzibar (Stone Town) 

Après une première soirée fort agréable sur la terrasse de notre nouveau gîte, nous faisons la grasse matinée, allons prendre le petit déjeuner sur toit et repartons sillonner les passages de la ville. Pas évident de se retrouver dans ce dédale de ruelles qui vont dans tous les sens. Non sans se faire guider, nous finissons par situer « L’Église du Christ », cette église anglicane construite en 1873 qui est établie précisément où se déroulait le marché aux esclaves entre le XVIIe et le XIXe siècle. La visite du musée est particulièrement troublante. Elle rappelle l’histoire des esclaves. Le lieu nous permet de parcourir son sous-sol où se trouvaient les prisons dans lesquelles étaient enfermés les malheureux. Ce n’est certainement pas pendant cette période que l’homme a fait preuve d’humanité. Ensuite, nous enchaînerons avec le marché Darajani où l’on retrouve plusieurs marchands locaux qui vendent leurs produits frais en passant du poisson, aux fruits et légumes et aux épices… notamment. La chaleur étant telle, nous rebroussons chemin et revenons à l’hôtel finir notre journée à la piscine. Il m’est arrivé rarement pour ne pas dire jamais d’avoir aussi chaud. La visite va finalement se terminer de cette façon.

Pour la dernière journée, on flâne à la terrasse en attendant le check out. On quitte ensuite le gîte vers l’aéroport. Elle ne se situe qu’à une quinzaine de minutes. Nous n’avons que peu de temps à patienter avant de prendre l’avion vers Dar es Salam.

À Dar es Salam, nous en profiterons pour dîner avant de passer les douanes. Puis, ce sera le vol vers Amsterdam où l’on sera coincés dans les sièges du centre. La nuit sera médiocre. Une fois à Amsterdam on considérera que l’escale demeure trop courte et notre matériel trop lourd pour que l’on puisse sortir. Nous nous claquerons donc 8 heures à l’aéroport. Ce sera ensuite l’avion vers Montréal. Après 36 heures entre notre départ de Stone Town et notre arrivée à Montréal, il est inutile de décrire le bonheur que nous aurons de nous retrouver le confort de notre petite maison.

C’est ainsi que nous mettrons un terme à ce voyage dont je rêvais depuis si longtemps. Un autre périple où je peux inscrire un « check » sur ma « bucket list ».

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